RENCONTRE AVEC RAYSSA LEAL

A l’occasion de son passage éclair dans la capitale, Realaxe a eu la chance de rencontrer Rayssa Leal, pour une interview pleine d’énergie et de vérités skate qu’il est toujours bon de se rappeler.

 

Photo: Ferhat Cicek

Pour celleux qui n’auraient pas suivi, la brésilienne Rayssa Leal, du haut de ses quatorze ans et de ses sept années de skate, rafle à l’été 2020 la médaille d’argent aux J.O. de Tokyo, mais elle compte d’autres titres à sa ceinture et pas des moindres puisqu’elle a également remporté l’or et l’argent aux championnats du monde et qu’elle a déjà gagné plusieurs prix en Street League.

Celle qui a commencé par charmer les Internets en robe de fée bleue a donc pris son envol, mais entre compétitions et une collaboration avec Nike, elle continue d’être ce qu’elle est: passionnée de skate. Et sa passion est communicative.

Est ce que tu as toujours le temps de skater pour le plaisir?            

Oui, je ne suis pas d’entraînement spécifique parce que l’entraînement pour moi, c’est de continuer à me faire plaisir. Et pour les compétitions, c’est pareil: si ça passe, ça passe, si ça passe pas, je réessaie.

Ca fait quoi d’être sur le podium des premiers J.O. de l’histoire du skate? Est-ce que ça te motive encore plus à aller chercher une médaille à Paris en 2024?

C’était un bonheur et un honneur d’être sur le podium, j’en avais toujours rêvé. Mais le mieux, c’était de partager ça avec les autres skaters. Tout le monde avait le sourire, tout le monde était là pour se faire plaisir et c’est ça l’important. Et il y a une histoire marrante à propos des J.O.: j’avais huit ans quand ils ont annoncé que le skate allait faire partie des nouvelles disciplines olympiques. Alors j’ai écrit au feutre « TOKYO 2020 » sur mon bras. Je n’avais pas encore fait de compétitions, mais ce jour-là ma mère a pris une photo, et elle me l’a remontrée quand j’ai commencé les qualifications pour les J.O. C’était hallucinant!

Il faudrait écrire « Paris 2024 » maintenant! (rires)

Bonne idée! (rires)

Est ce que tu travailles des tricks en particulier en ce moment?

J’ai un peu profité des vacances (rires)! Je vais recommencer les sessions bientôt, mais je ne cherche pas à travailler quelque chose en particulier, j’essaie des choses.

Realaxe a été fondé pour favoriser le skate féminin en créant des sessions « girls only ». Est ce que c’est un besoin que tu as ressenti aussi quand tu as commencé?

Là où je m’entraîne, quand j’ai commencé, il y avait beaucoup de garçons et seulement quelques filles. Maintenant, je suis la seule à skater là. Mais on s’est toujours mélangé.e.s avec les garçons, ça ne me dérange pas, ça a toujours été comme ça.

Comment tu as commencé le skate?

J’ai commencé avec des rollers, parce que j’avais vu un ami de mon père en faire. On m’en avait offert une paire, sauf qu’un jour, j’ai vu un.e ami.e avec son skate, j’ai voulu essayé et ça a été un coup de foudre! Et depuis je n’ai plus voulu arrêter. 

Quels conseils tu donnerais a quelqu’un qui manque de confiance en soi? Parfois, le skate ca fait peur…

Le secret pour moi, c’est de se faire plaisir!  Moi, quand je skate j’ai l’impression d’être dans un parc d’attractions. Qui que tu sois, pour toutes les filles, même s’il y a des difficultés et si on ne vous aide pas, le principal, c’est de se faire plaisir, tout le temps. J’aime dire « If you can dream it, you can make it happen », parce que le skate en vaut vraiment la peine! 

Pour suivre Rayssa, c’est sur @rayssalealsk8

Merci à Nike d’avoir rendu cette rencontre possible et à Rayssa et toute son équipe pour leur temps.

    

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